En juin 1968, à la suite des grèves étudiantes, une grève générale a totalement paralysé le pays. Grève dans laquelle la CGT communiste, pour ne pas se laisser
déborder par des éléments gauchistes, menait des actions de plus en plus violentes. Des commandos de la CGT venaient par exemple souder les grilles des rares usines qui continuaient à
travailler…
Pour mettre fin à ces dangereux désordres, le Premier ministre Georges Pompidou réunit au ministère du Travail, rue de Grenelle, les partenaires sociaux. Après des discussions épuisantes, un
consensus se dégagea, aboutissant à une augmentation moyenne des salaires de 10 %, à une augmentation des bas salaires de 25 % (le Smig) et à une réduction du temps de travail à 40 heures. Mais
les syndicats, toujours débordés par des éléments gauchistes, ont refusé de signer ce que l’on appelle les « accords » de Grenelle. Le gouvernement les a cependant appliqués. Et Grenelle est
devenu dans la culture française le symbole très fort d’un dialogue retrouvé et réussi.
Les accords de Grenelle sont encore considérés aujourd’hui comme une « grande avancée sociale ». La réalité économique est malheureusement bien différente. D’abord, du fait que le temps de
travail a été réduit, la production du pays a été réduite. Il y a moins de richesses à partager. Ensuite une augmentation brutale et massive des salaires ne donne pas une augmentation du pouvoir
d’achat. Elle ne donne très rapidement que de l’inflation.
Enfin, la France, en marche vers la monnaie unique dès 1968, avait remplacé, pour lutter contre l’inflation, le contrôle des prix par celui de la masse monétaire. Or, plus l’inflation est forte,
moins la Banque centrale peut mettre de monnaie sur le marché, plus le pouvoir d’achat est diminué. Le chômage est apparu en France dès 1969. Il dure toujours.
Il semble difficile de considérer les accords de Grenelle comme une grande avancée sociale, car ils n’ont finalement donné au pays que moins de richesses, plus d’inflation et le chômage en
prime.
Le « Grenelle de l’Environnement » a donc commencé. Tous ceux qui ont un mot à dire sur notre environnement présent ou futur sont convoqués. On y débattra de tout, sauf de l’atome : du CO2 et du
réchauffement climatique, des avantages comparés de la bicyclette sur l’automobile, de l’agriculture intensive qui permet d’avoir du pain pas cher et de l’agriculture biologique. Des OGM qui
sortent de la famine des milliards d’hommes, mais qui sont accusés de mettre dans nos assiettes des produits dangereux…
Plus de 98 % de la pollution mondiale se fait actuellement hors de la France. L’avenir de notre planète se trouve ainsi essentiellement à l’étranger. Mais la France a un rôle à jouer. Ses prises
de positions, si elles sont rationnelles, peuvent orienter le comportement des autres pays. Surtout, la France est tout à fait capable de fournir des technologies non polluantes.
Ce Grenelle de l’environnement peut déboucher sur des taxes écologiques, pénalisant uniquement les entreprises françaises, comme une taxe sur le carbone. Un tel choix serait suicidaire : nos
entreprises sont déjà dangereusement non compétitives. Nous aurions encore plus de chômeurs.
Mais il peut aussi déboucher vers d’excellentes solutions pour la France et pour le reste monde. Les besoins mondiaux d’électricité sont énormes : la Chine construit actuellement tous les ans
trois centrales électriques à charbon très polluantes par leur rejet de CO2. Tandis que la France sait construire des centrales atomiques utilisant la fission nucléaire, centrales de moins en
moins polluantes par leurs déchets et de plus en plus compétitives.
La France organise aussi en Provence la mise au point de la future centrale électrique utilisant la fusion de l’atome : centrale qui donnera à l’humanité toute l’énergie électrique dont elle aura
besoin, sans rejet de CO2, sans risque d’explosion atomique et sans déchets atomiques. Mais cela ne se réalisera probablement pas avant trente ans.
Écoutons les écologistes quand ils nous demandent de ne pas gaspiller l’énergie. Mais eux qu’ils écoutent Nicolas Sarkozy qui veut s’opposer à la pollution par le CO2 en fournissant au monde
entier des centrales atomiques françaises.Il n’est pas encore interdit de rêver en France…
Trémeau Bernard -
mercredi 17 octobre 2007
LUTTONS CONTRE LE CO2 !
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