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Empreinte carbone
Un ménage français émet en moyenne 16,4 tonnes de CO2 par an. Il est, dans ses usages privés de l’énergie,
directement reponsable d’une partie des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Lorsqu’il utilise son véhicule pour se déplacer, lorsqu’il se chauffe, éclaire son logement, fait fonctionner ses
appareils électroménagers, il participe clairement aux rejets de CO2 dans l’atmosphère.
ET SI TOUT LE MONDE EMETTAIT MOINS DE CO2 !
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« En 2030, les émissions de carbone de tous les nouveaux véhicules routiers seront faibles ou nulles grâce à l’emploi de carburants plus propres et à l’allégement des véhicules, des changements technologiques aideront à surmonter les problèmes actuels du stockage de l’hydrogène et toutes les automobiles seront sous le contrôle de satellites et de systèmes de surveillance routière, et beaucoup d’entre elles se conduiront toutes seules ».
C’est la vision d’une importante étude réalisée à la demande de l’industrie des matières plastiques et rédigée par l’écrivain et futurologue, Ray Hammond. « The World in 2030 » (Le monde en 2030)
brosse un tableau de la vie en 2030 et se penche sur les grandes évolutions qui devraient orienter la société et la vie de tous les jours dans vingt-trois ans.
Ce rapport vient d’être présenté à Bruxelles à l’occasion d’une importante manifestation, au cours de laquelle des responsables politiques européens, des ONG parmi lesquelles les Amis de la Terre, des universitaires de premier plan et des journalistes ont débattu de ses constats avec des personnalités de l’industrie.
Il a été réalisé à la demande du syndicat professionnel PlasticsEurope pour permettre à l’industrie d’agir en vue de relever les défis de demain, en particulier ceux du changement climatique. Par exemple, 100 kilos de matières plastiques utilisés dans une automobile en remplacement d’autres matériaux aboutiraient à une économie de carburant de 5 %, soit une économie de 10 millions de tonnes par an en Europe.
REAGISSONS !
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Une étude de la fédération européenne du Transport et de l'environnement (T&E) place les constructeurs français en tête de
l'industrie automobile mondiale en terme de réduction d'émissions de CO2.
La France, l'Italie et le Japon ont pris de l'avance sur leur rival allemand dans la course pour délivrer des véhicules à faibles émissions de CO2.
L'étude révèle que les principaux constructeurs en Europe ont augmenté le taux moyen d'émission de leurs voitures neuves de 0,6% en 2006.
En revanche, les constructeurs français et italiens les ont réduit de 1,6% en moyenne.
L'étude relève une véritable scission au sein de l'industrie allemande. Alors que BMW a observé une réduction de 2,5% de ses émissions, cet effort a été
largement compensé par les groupes DaimlerChrysler (Daimler) et Volkswagen, qui ont vu respectivement leurs taux d'émission augmenter de 2,8 et 0,9%.
Les constructeurs japonais ont pour leu part fait des progrès remarquables en réduisant les émissions de leurs modèles de 2,8%.
Parmi eux, c'est Toyota qui affiche les meilleurs scores, avec 5% d'émission en moins sur les véhicules vendus en 2006 par rapport à l'année précédente.
C'est Peugeot Citroën qui se place en tête du classement général avec 142g/km en moyenne. Vient ensuite l'italien Fiat avec 144g/km, suivi de Renault
(147g/km). Toyota (153g/km) et Honda (154) prennent les 4ème et 5èmes places du palmares.
La dernière place du classement est occupée par DaimlerChrysler, avec 188g/km.
Pour Jos Dings, directeur de T&E, "il est ironique de constater que le pays qui a fait tellement pour obtenir un consensus européen sur les objectifs
climatiques cette année est également la pays où les constructeurs automobiles régressent pour ce qui représente l'un des moyens les plus importants pour atteindre ces objectifs."
"Malheureusement, selon les plus récentes observations, [les constructeurs allemands] n'ont de cesse de construire toujours plus lourds, plus grand et
plus consommateurs de carburant. Ces voitures n'ont pas leur place au XXIème siècle."
L'étude montre en effet l'importance du poids d'une voiture par rapport à ses émissions de CO2 : 1% de réduction surla balance équivaut à une baisse de 0,8%
du CO2 dégagé.
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Alors que depuis 2004, le prix TTC du carbura
nt a globalement augmenté de 38 %, selon UFC-Que Choisir, cette envolée du prix n'a quasiment pas eu d'impact sur les comportements puisque, sur la même période, la consommation de carburant n'a
diminué que de 2%.
Pour l’association de défense des consommateurs, l'explication de ce phénomène est simple : « l'usage du carburant
est souvent très contraint parce que nombre de consommateurs ne disposent pas d'alternatives concrètes (transports en commun) ou n'ont pas les moyens de s'équiper d'un véhicule à moteur économe.
Il est ainsi vain de compter sur l'augmentation du prix pour espérer une modification de la demande française de pétrole. »
UFC-Que Choisir s'oppose « fermement » aux projets de taxe carbone, ou TVA sociale carburants, qui vise à accroître le prix du carburant pour essayer de diminuer la consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre, un projet annoncé par Nicolas Sarkozy à l’issu du Grenelle de l’environnement. Nicolas Sarkozy s’était déclaré, « contre toute fiscalité supplémentaire qui pèserait sur les ménages et les entreprises. Il n’est pas question d’augmenter le taux de prélèvements obligatoires. Et le gouvernement est contre tout prélèvement sur le pouvoir d’achat des ménages. »
« Tout impôt nouveau doit être strictement compensé. Si l'objectif est plus que louable, le moyen préconisé va à l'encontre de l'expérience : en réalité la taxe carbone existe depuis plusieurs années, avec la forte croissance du prix du baril, et elle n'a pas produit les effets souhaités, » avait ajouté Nicolas Satrkozy, s’engageant « à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une taxe « climat énergie » en contrepartie d’un allégement de la taxation du travail la compétitivité. »
Or, selon UFC-Que Choisir, du point de vue du pouvoir d'achat, l'impact de la taxe carbone est assez simple : « à consommation constante, ajouter un centime de TIPP entraîne un prélèvement supplémentaire de 500 millions d'euros, dont près de 300 millions d'euros sur les ménages. Avec une taxe carbone à dix centimes le litre de carburant, la facture pour les consommateurs est proche de 3 milliards d'euros. »
« Au final, la taxe carbone est une punition financière qui frappe indifféremment tous les consommateurs et notamment ceux, très nombreux, qui n'ont pas le choix. Quant à la proposition de compenser cette taxe par une baisse des charges sociales, l'UFC-Que Choisir estime alors que cette taxe carbone ne serait rien d'autre qu'une TVA sociale déguisée sous des apparats écologiques. En effet, le consommateur paierait tout et n'aurait aucune compensation » estime l’association.
L'UFC-Que Choisir demande apr ailleurs, « à Nicolas Sarkozy et à Nicolas Hulot d'aller expliquer à un habitant d'une zone rurale ou péri-urbaine, qui doit utiliser tous les jours sa voiture, comment il peut éviter cette surtaxation. »
L’association propose « que soit lancé un plan Marshall pétrole qui vise à investir 10 à 25 milliards d'euros sur
10 ans dans les transports collectifs, l'acquisition de moteurs économes, le fret ferroviaire et la recherche dans les énergies renouvelables. »
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L’Afsset, l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, a été saisie le 17 juillet 2007 par le ministère de la santé, de la
jeunesse et des sports pour assurer la coordination d’une étude d’impact sur les coûts que représentent pour l’assurance maladie certaines pathologies liées à la pollution.
Le groupe d’étude, mis en place et coordonné par l’Afsset, et
composé de représentants et d’experts du ministère en charge de la santé (DGS, DSS, DREES), des organismes d’assurance-maladie (CNAMTS, MSA) et des agences de sécurité sanitaires (Afsset, InVS) a
en premier lieu décidé de restreindre le champ environnemental à investiguer à la pollution due à l’activité humaine. Le champ des risques professionnels n’a pas été développé, malgré son
importance, compte tenu des dispositifs spécifiques existants (accidents du travail / maladies professionnelles et commission instituée par l´article L. 176-2 du code de la sécurité
sociale)
À partir des risques attribuables obtenus à partir d’institutions publiques internationales dont la définition de l’environnement correspondait à celle
retenue par le groupe d’étude, il a été évalué que :
- le coût de traitement de l’asthme imputable à la pollution atmosphérique extérieure non biologique était compris entre 200 et 800 millions d’euros pour l’année 2006 en estimant que 10 à 35% des
cas d’asthme étaient attribuables à l’environnement et après extrapolation des dépenses estimées pour l’année 1999 (avec un taux de progression de +43%) ;
- le coût de la prise en charge des soins du cancer attribuable à l’environnement est de l’ordre de 100 à 500 millions d’euros en 2004, avec une fraction attribuable à l’environnement pour tous
les cancers variant entre 1 et 5%.
Compte tenu des fortes incertitudes portant sur les données disponibles, le groupe d’étude recommande d’approfondir les connaissances autant dans le champ de l’évaluation sanitaire qu’économique
avec le développement d’indicateurs synthétiques de santé à l’instar de certains travaux développés au niveau européen ou international.
Le groupe d’étude recommande également la mise en place d’un processus d’expertise collective utilisant les compétences spécifiques afin de réaliser des évaluations économiques les plus complètes
possibles permettant d’apprécier l’ensemble du retentissement de l’environnement sur la santé, en se concentrant sur les pathologies considérées comme prioritaires par les pouvoirs publics. Les
risques liés à l’environnement professionnel devront également être considérés afin de développer des mesures de prévention efficaces.
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Une équipe mixte de laboratoires universitaires et industriels a réussi à produire du plastique (résine) à partir de CO2. Les propriétés du matériau sont similaires
à celles du polypropylène ou du polyéthylène qui à eux deux représentent plus de 60% du marché des résines plastiques.
L'université de Tokyo avait déjà inventé, il y a 40 ans, le processus de fabrication, mais les propriétés de résistance thermique notamment n'étaient alors pas suffisantes pour envisager une
application commerciale du produit.
L'utilisation d'un nouveau catalyseur a permis de remédier à ce défaut. Le matériau est dérivé à 50% de CO2 issu d'usines, mélangé à
des époxydes. Ceci permet une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre comparé à la fabrication de plastique issu des hydrocarbures.
Les partenaires (Université de Tokyo, Université Keio, Université de Kanagawa, Université de Science de Tokyo, Teijin, Sumitomo Chemicals, Mitsubishi) espèrent avoir une version pratique du
plastique en 2012.
La production sera gérée par le groupe Sumitomo, la manufacture revient à Teijin et le groupe Mitsubishi assurera la
commercialisation. Le projet dans sa globalité a reçu le soutien du ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie par l'intermédiaire de son agence de financement NEDO (New Energy and
Industrial Technology Development Organization).
source : BE Japon numéro 458 (28/09/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT
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En juin 1968, à la suite des grèves étudiantes, une grève générale a totalement paralysé le pays. Grève dans laquelle la CGT communiste, pour ne pas se laisser
déborder par des éléments gauchistes, menait des actions de plus en plus violentes. Des commandos de la CGT venaient par exemple souder les grilles des rares usines qui continuaient à
travailler…
Pour mettre fin à ces dangereux désordres, le Premier ministre Georges Pompidou réunit au ministère du Travail, rue de Grenelle, les partenaires sociaux. Après des discussions épuisantes, un
consensus se dégagea, aboutissant à une augmentation moyenne des salaires de 10 %, à une augmentation des bas salaires de 25 % (le Smig) et à une réduction du temps de travail à 40 heures. Mais
les syndicats, toujours débordés par des éléments gauchistes, ont refusé de signer ce que l’on appelle les « accords » de Grenelle. Le gouvernement les a cependant appliqués. Et Grenelle est
devenu dans la culture française le symbole très fort d’un dialogue retrouvé et réussi.
Les accords de Grenelle sont encore considérés aujourd’hui comme une « grande avancée sociale ». La réalité économique est malheureusement bien différente. D’abord, du fait que le temps de
travail a été réduit, la production du pays a été réduite. Il y a moins de richesses à partager. Ensuite une augmentation brutale et massive des salaires ne donne pas une augmentation du pouvoir
d’achat. Elle ne donne très rapidement que de l’inflation.
Enfin, la France, en marche vers la monnaie unique dès 1968, avait remplacé, pour lutter contre l’inflation, le contrôle des prix par celui de la masse monétaire. Or, plus l’inflation est forte,
moins la Banque centrale peut mettre de monnaie sur le marché, plus le pouvoir d’achat est diminué. Le chômage est apparu en France dès 1969. Il dure toujours.
Il semble difficile de considérer les accords de Grenelle comme une grande avancée sociale, car ils n’ont finalement donné au pays que moins de richesses, plus d’inflation et le chômage en
prime.
Le « Grenelle de l’Environnement » a donc commencé. Tous ceux qui ont un mot à dire sur notre environnement présent ou futur sont convoqués. On y débattra de tout, sauf de l’atome : du CO2 et du
réchauffement climatique, des avantages comparés de la bicyclette sur l’automobile, de l’agriculture intensive qui permet d’avoir du pain pas cher et de l’agriculture biologique. Des OGM qui
sortent de la famine des milliards d’hommes, mais qui sont accusés de mettre dans nos assiettes des produits dangereux…
Plus de 98 % de la pollution mondiale se fait actuellement hors de la France. L’avenir de notre planète se trouve ainsi essentiellement à l’étranger. Mais la France a un rôle à jouer. Ses prises
de positions, si elles sont rationnelles, peuvent orienter le comportement des autres pays. Surtout, la France est tout à fait capable de fournir des technologies non polluantes.
Ce Grenelle de l’environnement peut déboucher sur des taxes écologiques, pénalisant uniquement les entreprises françaises, comme une taxe sur le carbone. Un tel choix serait suicidaire : nos
entreprises sont déjà dangereusement non compétitives. Nous aurions encore plus de chômeurs.
Mais il peut aussi déboucher vers d’excellentes solutions pour la France et pour le reste monde. Les besoins mondiaux d’électricité sont énormes : la Chine construit actuellement tous les ans
trois centrales électriques à charbon très polluantes par leur rejet de CO2. Tandis que la France sait construire des centrales atomiques utilisant la fission nucléaire, centrales de moins en
moins polluantes par leurs déchets et de plus en plus compétitives.
La France organise aussi en Provence la mise au point de la future centrale électrique utilisant la fusion de l’atome : centrale qui donnera à l’humanité toute l’énergie électrique dont elle aura
besoin, sans rejet de CO2, sans risque d’explosion atomique et sans déchets atomiques. Mais cela ne se réalisera probablement pas avant trente ans.
Écoutons les écologistes quand ils nous demandent de ne pas gaspiller l’énergie. Mais eux qu’ils écoutent Nicolas Sarkozy qui veut s’opposer à la pollution par le CO2 en fournissant au monde
entier des centrales atomiques françaises.Il n’est pas encore interdit de rêver en France…
Trémeau Bernard -
mercredi 17 octobre 2007
LUTTONS CONTRE LE CO2 !
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